« On n'a jamais que l'âge auquel on a commencé à jouer aux échecs car après on cesse de vieillir »
J-R. Capablanca
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Coupe du Léman - R6

19.02.16

GEL1:

1 5. Echallens 1 (6) - 2. GEL 1 (5) 5 - 1
1 21942 Stroppa,Daniel (2½) - 15470 Leresche, Samuel (2) 1 - 0
2 21286 Fageot,Julien (½) - 21306 Rauer, Armin (3) 1 - 0
3 11321 Pahud,Cedric (3) - 18009 Mangialetto,Damie (0) 0 - 1
4 21287 Carre,Sylvain (3) - 13640 De Kalbermatten,  (2) 1 - 0
5 15818 Emini,Emin (3) -   Forfait 1 (0) + - -
6 14354 Duratti,Lindo (2) -   Forfait 2 (0) + - -

 

GEL2:

4 6. Montreux (0) - 4. GEL 2 (0) 2 - 4
1 2651 Lopez, Manuel (2½) - 18265 Khanabiev, Alekse (0) 0 - 1
2 15623 Amos, Jean-Daniel (½) - 16499 Fueglistaler, And (1) 0 - 1
3 10300 Günsberg, Alex (0) - 14523 Pagliaro, Sébasti (1) 0 - 1
4 501 Pellaton, Fernand (0) - 22167 Maliqi,Ilir (½) 1 - 0
5 2935 Steiner, Michel (1) - 12633 Conrad, Vincent (1) 1 - 0
6 16716 Kühn, Lukas (0) - 18392 Martinez, José (1) 0 - 1

 

GEL3:

2 3. Payerne 2 (6) - 7. GEL 3 (2) 2 - 2
1 3687 Schwager, Paul (0) - 2420 Chevalley, Jean-C (0) ½ - ½
2 8764 Rohrbach, Jean-Pa (1) - 1190 Krug, Harald (1½) ½ - ½
3 5492 Mayor, Gilbert (1½) - 10083 Rauss, Denis-Fran (1½) 1 - 0
4 11193 Franz, Primo (2½) - 12496 Dubuis, Olivier (1) 0 - 1

CDL Vd 2016 – Groupe  « C »  Ronde 6  (jeudi 18 février, 19 h. Payerne)
PAYERNE II – GEL III   2-2


Ce soir-là, Payerne avait bel et bien l’intention d’emporter le morceau, et ils ont nominé leur meilleure formation possible, car le leader du groupe, Morges I,  ne jouant pas cette ronde, ils pouvaient dans le cas d’une victoire passer en tête et viser sérieusement l’ascension. De plus, notre maigre pécule de deux petits points en quatre parties ne parlait pas en notre faveur. En ce qui concerne la moyenne Elo, la balance penchait également de leur côté.

Au premier échiquier, Jean-Claude Chevalley est le premier à mener à terme sa partie.  Accomplissant une jolie performance avec les Noirs, jouant posément et avec clairvoyance, il tient en échec le routinier Schwager, qui « vaut » encore 1800 Elo, et qui malgré ses efforts répétés n’avait pu réaliser quoi que ce soit de tangible face à  la précision du jeu de notre ami. La nulle concrétise donc une situation finale où les tentatives des Blancs se sont passablement essoufflées, et où notre ami ne court plus aucun risque. Bravo Jean-Claude !

Moi-même, avec les Noirs, je lutte contre un joueur à presque 1700. De manière surprenante, avec son Gambit Dame, d’entrée il me fait un cadeau : il joue une variante d’échange indolore, si bien qu’après une dizaine de coups j’ai déjà l’égalité. Devant l’échiquier j’en suis bien conscient, car j’ai connu des débuts autrement percutants de la part des Blancs. Seulement voilà : Egalité n’est pas Nullité, et le demi-point escompté n’est pas compris dans le paquet ! Jouant petit braquet, alternant le bon et le moins bon, je me retrouve par la suite devant une initiative blanche qui se conforte de plus en plus, et je perds un peu le fil et la lucidité nécessaire... Un peu plus tard je me fais hara-kiri en propulsant à contretemps un pion …e5 qui disloque mes propres lignes, sujettes aux attaques répétées des Tours adverses. La finale ne sera qu’une lente agonie, mon bourreau d’un soir s’avérant précis et sans état d’âme, une fois la supériorité matérielle et positionnelle acquise.
Ainsi nous sommes en retard d’un point au tableau d’affichage. Je vois à ma gauche Harald qui semble ne pas progresser réellement, malgré les pions doublés qu’il inflige aux Noirs, et à ma droite Olivier qui tisse sa toile dans une partie à double fianchetto des Blancs. Son adversaire est à sa portée, mais il est un peu agité sur sa chaise, ce qui semble énerver quelque peu Olivier, qui finit par se lever et s’éloigner un peu pour retrouver la sérénité nécessaire.

Tout tourne autour du centre des Noirs, qu’il faut attaquer à bon escient, et en se gardant de tout contre-feu. Une première attaque directe sur le roque noir ayant échoué, les Blancs en effet ont judicieusement changé leur fusil d’épaule et exercent désormais leur pression dans cette direction. Cette fois c’est les Noirs qui craquent et proposent l’échange d’une Tour qui favorise les Blancs. Un échange de Dames illogique mène en plus à la perte d’un second pion noir. Ca rigole pour Olivier. Et grâce à sa victoire, nous égalisons. Tout dépend maintenant de la partie d’Harald.
Et cette partie s’éternise !  Harald (un des piliers de notre équipe) affronte avec les Blancs un autre dur à cuire, bien décidé celui-ci à lui pourrir la vie, et c’est ma foi ce qui se passe sur l’échiquier. La  Viennoise d’Harald se casse bientôt les dents sur une défense solide et habile, pour déboucher sur une longue finale avec Fous de couleur opposée, où les Noirs possèdent un Roi plus mobile, alors que celui des Blancs est lié au blocage d’un pion noir passé sur la colonne « a ». Chacun lutte pour « masser » la position en espérant obtenir le petit plus qui suffirait à déséquilibrer l’adversaire.

Grâce encore une fois à sa patience et concentration de tous les instants, Harald résistera et emportera tout de même un demi-point bienvenu, car le Jean-Paul d’en face, à notre niveau, c’est du roc, vous pouvez m’en croire. Depuis qu’il a ajouté à son répertoire ancien (sa Défense Française l’a fort bien servi pendant des décennies)  la panoplie complète des réponses ouvertes 1…e5, il est plus imprévisible que jamais.
Au final, nous obtenons une parité qui tient non pas du miracle, mais à l’action d’une équipe qui s’est battue (sauf exception, la mienne…) avec un joli cran. Et c’est un petit pas vers le sauvetage in extremis, puisque tout est encore ouvert en bas de classement.

Mais la prochaine bataille sera rude, le mardi 08 mars, à notre local, car à la dernière ronde nous recevrons Morges, co-leader à la suite de cette avant-dernière ronde, et sans doute désireux de sauvegarder ses ultimes et maigres chances, car dans leur confrontation directe c’est Payerne qui a vaincu…

DFR